Mes 20 premières minutes d'otaku

Publié le par Nashi


 

 

Ce post vous est offert par Concombre, un ami qui vous veut du bien. Ou pas.

 

On ne peut pas survivre sans se catégoriser. Socialement, sexuellement, plein de choses théoriques que personne ne maîtrise – c’est un peu le cas avec ces nouveaux mouvements sociaux. Si, si, rappelez vous. Ce triptyque qui a été mon tout premier sujet d’intérêt de 2008 (grosse private joke) : geek-nerd-otaku. Personnellement je me considère comme un léger geek. Tout simplement parce que l’ordinateur à pris une dimension un peu maladive, trois semaines sans cet été ça commençait à peser. Mais curieusement, je baigne dans un univers clairement otake – japonais du moins. Je lève la tête, des mangas (et encore, des biens populaires)  et c’est tout. Des mangas qui baignent dans une montagne de galettes en tout genre. La dernière fois que je me suis connecté au chat de l’éditotaku, j’ai donné mon login, suis allé remplir un besoin naturel et quand j’ai vu ce qu’il y avait sur l’écran j’ai eu comme une crise hallucinatoire : pleins de signes cabalistiques sur l’écran, ça parlait d’animes et d’openings, vision d’apocalypse, protégez vous la tête, seule la peur pourra vous sauver.

J’ai pris peur et me suis enfui en courant sans rien dire. Il serait temps de commencer une amorce de recherche sur la face cachée de l’iceberg.

C’est décidé : je vais assumer le coté otaku qui sommeille en moi… ou pas.

 


Hein? D'ou tu sort toi, avec tes yeux mouillés et tes phrases péremptoires? Va t'coucher!
Da Gousket!

Depuis mes visites sur le donjon, en tant que lurker puis en tant que fan officiel de Nashi  - je me demandais toujours qui était cette « déesse ». Pas bégueule, je lisais les allusions sans faire une petite recherche Wikipédia pour comprendre ce qui se passait. Est-ce une personne ? Un concept ? Un cochon d’inde ? A la JaPex, il y a eu un sentiment bizarre. Comme une impression de déjà-vu immédiate qui s’est répétée toute la journée. Comme si j’avais croisé cinquante fois la même personne en une journée – plus un passage devant un stand « Brigade SOS »  qui m’a laissé bien perplexe - évidemment c’était tous des cosplays. Ah, ce serait un personnage ? Hmm…

Puis vient ce fameux tournoi des tsundere qui PASSIONe à tout va. Bien sûr, je ne comprends pas vraiment l’engouement autour de ce truc et le nombre de posts que ça génère mais après tout je serais tout à fait capable de faire le militant de base pour d’autres choses moins importantes. Et là, le retour de cette fameuse « déesse » : Haruhi… c’est marrant, comme l’impression d’avoir lu ce nom sur ces pages. (En mixant les tics languaux, ça donnerait : Ah ! Haruhi ! Hystérie ! … ce qui sonne bien. ) 

Puis un camarade de fac me fourgue une liste d’animes à regarder. Le fou ! Délit de transversalité… le canaillou ne savait pas à quel point j’étais paumé dans ce genre de domaines. N’ayant suivi que « figures imposées » jusque là, la Kaz me pertmet une année d’ouverture rafraîchissante avec GTO (laule) Noir (bof !) Excel Saga (wtf) et FullMetal Alchemist. Mon premier gros gros coup de cœur (après bien sûr un truc qui commence par D- et qui finit en –mon) une histoire de fratrie, de l’alchimie, du scénario qui va bien, un épisode 7 qui fout un coup au bide et un zode 25 qui vous donne envie d’en finir là, tout de suite (« pourqwâ ils enterrent mon pôôôpaaaa ») bref ce fut une bonne année. Puis le néant intégral, juste après le gros boom des séries débarque ses acteurs payés.


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Il est nécessaire de préciser qu'à l'heure où j'écris ces lignes, je n'ai regardé que le pilote. Tout ce qui suit sera donc d'une mauvaise foi totale, en contradiction absolue avec mes propres convictions : si je veux rendre accro quelqu'un à une bonne série, je le force à regarder plus d'un épisode, normal.

Avant même de commencer à télécharger les premiers épisodes par des moyens plus ou moins légaux, gros problème formel. Je ne sais pas si les exécutifs de la chaîne qui les diffusent ont fumé les algues parce que l’ordre officiel est un peu aléatoire, on m’a bien dit que je ne comprendrais rien. Je dois admettre que c’est la première série à ma connaissance qui peut se regarder sous deux ordres différents…

Le premier mini réflexe répulsif à été immédiat : c’est le premier épisode d’anime que je regardait en VOSTFR. Avec la voix très masculine du narrateur, je ne sais pas le japonais à quelque chose d’agressif, avec ses « a » de partout, j’avais un peu l’impression de me faire engueuler, mon coté Amélie Nothomb sans doute.

Deuxième constatation : c’est beau. Vraiment, super fin, super classe. Etant habitué aux Cowbow Bebop c’est quand même un gros pas en avant. La finesse d’image dans un anime n’est pas un critère de qualité que j’aurais soupçonné.  Chapeau !

Le fait de regarder les épisodes en VOSTFR demande une certaine gymnastique mental... il y a parfois trois lignes de texte à lire en même temps : un monologue de Kyon, un mec qui parle dans le fond mais dont les paroles sont quand mêmes retransmises, puis parfois un élèment de décor traduit encore en plus. Ca ne sert à rien mais c'était marrant de le signaler.
Jusque là j’ai pas trop parlé du fond. Mais pensons aux braves gens qui sont en bac blanc – pensons LI-NE-AIRE ! Et qu’est ce qui vient après l’introduction ? L’ooopening! Etant moi-même très… génériquophile, c’était le bonus, la petite pépite que j’attendait. Aïe aïe mes enfants. La chorégraphie, le petit karaoké, les petites paroles de la chanson neuneu. Bienvenue dans le monde de l’ecchi. Ca y est, j’ai compris ce que ça voulait dire, enfin… bref.

 

Et l’histoire de fond commence. Il est très probable que vous connaissiez l’épisode par cœur… mais une fois encore je jouais de malchance, car j’avais l’impression d’être en plein déjà vu. Ce sentiment se justifiait avec le cadre : le lycée, tout les garçons qui ont l’air d’avoir 20 piges, l'environnement habituel en gros. Chez moi ça fait des réminiscences de tous les vieux dessins animés genre Hé Arnold! ou GTO pour être plus pertinent... heureusement, je n'ai vu de banane sur la tête de personne et c'est bien. On était pas dans la parodie. Pas encore.  



Des petites pointes d'humour ci et là. Des musiques et des bruitages rigolos. Des SHEBAM ! Des POW ! Des BLOP ! Et des WIZZ ! Des mots japonais incompréhensibles à la "dzendzen" et c'est rigolo. Ca se mange sans fin. Ca se laisse voir. Je suppose que j'ai bien fait de ne pas commencer par ce vrai faux épisode 1 qui déroute tout le monde.

En fait le truc dérangeant c'est plutôt les personnages. Je suppose que c'est par manque d'habitude, de conditionnement. Le narrateur, ado seul, rêveur mais pragmatique... de quoi se reconnaître, de quoi avoir un point de repère.

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La fille ci dessus MAIS TU VA ELEVER LA VOIX OUI?? On a compris que t'est sensée être l'inverse de ta comparse au ruban jaune mais c'est pas la peine de chuchoter! ARTICULE! Merci. Et prière de na pas passer pour l'intello coincée et inaudible de base. Le rôle "Lisa Simpson" est déjà pris!
Et le pilier, l'immanquable, la déesse, la seule l'unique Haruhi. Voilà voilà. Soyons honnêtes : à la fin de ce premier épisode, j'avais envie de lui mettre une grosse baffe et de l'énucléer au chalumeau. Cette pulsion a surtout pris effet après cette scène. Attention, drame dans un... deux... trois...

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zOMG! La petite post-loli tête à claque débarque avec ses yeux embués, sa tête à claque et sa voix suraigüe, et la mère Haruhi, le premier truc qu'elle fait, c'est lui mettre les mains au panier. Direct, avec le plan qui va bien. Je ne dit pas que je suis prude. Mais là... c'était un peu sorti de nulle part. J'ai, en gros, fait la même tête que le mec de gauche : un habile mélange entre le "Heing?" et le "Pourquoi, finalement?"
Le blasé - la grognasse - la loli - l'intello : ça fait casting de real-tv!
Voilà. Pour l'instant, le mot "charisme" ne me vient pas encore à l'esprit. Certes, l'héroïne est différente, bizarre, mais pour l'instant elle m'enèrve surtout. Hey, c'est pas faute d'être fasciné par les fantômes et les pouvoirs psychiques. Mais là, tu frises la péripatétiprostipouffe, hé! Alors pitié, Haruhi, ne me fait pas le coup de la fille qui fait semblant d'être fantasque pour mieux cacher le contraire. Ce serait gros.
On m'avait promis (rooh regardez cet air de victime que je prends :P) une ambiance bordélique et absurde. Direct, en bon disciple de Pavlov, j'ai pensé à Excel Saga. Là encore tout est une question de personnage. Les deux en ont commun l'art du monologue interminable, si possible avec ce petit geste du doigt fort énervant (hé, seule Super Nanny à le droit de faire des gestes du doigt!) mais là, pas de jeux de mots, pas ce doublage français foufou que j'adore. Non, c'était mieux avant. Et ce n'est pas les inévitables images de soutiens-gorge qui vont me faire dire le contraire. Ce n'est pas qu'Haruhi qui me fait froncer les sourcils... c'est plutot l'image type de la lycéenne et des personnages féminins en général.

Hem... vous avais-je dit qu'il y avait une chorégraphie dans l'ending? Oui? Ah mais la répétition était nécessaire. Quand même. Une chorégraphie.

Je regarde tout l'anime pendant les vacances, mais après ce premier épisode l'Haruiisme me laisse perplexe. Vous ènervez pas.. j'ai bien compris que la série n'est cohérent et appréciable dans son ensemble. En attendant, hop, un suppo et au lit.

Publié dans Animes

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Akhts 13/12/2008 14:44

Je m'incline devant une telle audace et devant une telle démolition d'un pseudo-Dieu. Le seul Dieu sur terre est Osamu Tezuka...^^ Hai, l'attaque à Haruhi, je l'applaudis bien fort, rien que pour le côté "mouton noir" qui fait toujours tellement plaisir à voir.^^ Kyon est d'une banalité vomitive mais tous les mecs de mangas sont comme ça, 'faut s'y faire (AKHTS va introduire dans le manga le mec binoclard non-masculin, maladroit, lâche ET SURTOUT PAS BLASÉ, dès qu'elle en aura l'occasion! YAY! *SBAF*). Quant à Mikuru, elle me laisse indifférente rien que par ses larmes et ses seins, et Yuki, malgré tout, j'y reste attachée, parce que son blabla en mode "alien" et son côté "attachée aux ordis" qu'on lui découvre dans un épisode... Enfin, bravo. J'applaudis quand même ce soulèvement contre l'Haruhiisme, mes raisons étant énoncées.

Ninita 10/12/2008 10:34

Quand même, le passage où Konata refait les premiers mots de Yuki m'a tuer, je l'ai repassé deux trois fois en rigolant comme une andouille ^^

Nashi 09/12/2008 19:11

Pour Lucky Star faut surtout aimé le comique-limace ;D . Là c'est de la tranche de vie pure et dure.(Surtout que bon, justement si les premiers épisodes varient les reférences, la plupart vire autours de Haruhi après^^")PS: Et l'article de cette semaine aura du retard, genre vraiment^^".

Ninita 09/12/2008 10:58

S'en prendre à Haruhi, passe encore.S'en prendre à Yuki, c'est pas possible.Ta mort est proche mon gaillard !(bon, plus sérieusement, fallait pas prendre l'ordre chronologique mais celui de diffusion, celui-ci devient alors le deuxième épisode et il y a beaucoup de choses qui changent alors.M'enfin ce n'est que mon point de vue.Pi Haruhi c'est le bien, quand on l'a vu on rigole encore plus sur Lucky Star ^^)

Nashi 07/12/2008 13:26

Ounch, j'avai comme un mauvais feeling en m'achetant le nintendo DS le magazine officiel ce matin, tout s'explique. (Je ferait un jours un article sur NDS le mag' d'ailleurs)